Des militant-e-s du NPA manifestent dans le Métro sur la ligne 13.
Samedi 20 février, en diffusant des tracts dans les wagons, nous avons pu discuter avec les usagers de notre revendication de transports gratuits en ile-de-france. Nous n’avions évidemment pas choisi la ligne 13 au hasard. Habitant ou travaillant à Saint-Denis, nous connaissons bien les difficultés particulières de cette ligne : métros bondés, incidents matériels, etc…
Nous soutenons les revendications des comités d’usagers et des syndicats de salariés qui s’expriment sur le sujet depuis des années.
Il est inadmissible que le projet de Grand Paris qui est chiffré à plus de 30 milliards d’euros ne comporte pas de solution réelle pour cette ligne !
Le STIF a en effet arrêté sa décision de prolongement de la ligne 14 vers Mairie de St-Ouen sans modifier la ligne 13. Il est sûr qu’une partie du trafic actuel de la ligne 13 se reportera sur la ligne 14, mais ce projet nécessitera au moins 7 ans de travaux. Les usagers de la ligne 13 devront ils encore voyager dans ces conditions pendant plus de 7 ans ??? Le STIF a organisé une « concertation » qui n’avait pour but que de donner une caution « démocratique » à ce projet. Ils ont présenté leur projet déjà ficelé sans possibilité de recours pour les citoyens.
Nous revendicons une réelle démocratie qui donne un pouvoir de décision aux salariés et aux usagers !
Avec les transports gratuits, un plan radical pour l’environnement !
Un plan alternatif intégrera de nombreux terrains d’action. Le retour au public des services privatisés en fait partie, puisque c’est une fois libérés des impératifs du profit capitaliste qu’ils pourront être organisés dans un but de satisfaction écologique des besoins sociaux.
En cessant de subventionner les entreprises de l’agro-alimentaire, en réservant les aides régionales aux petits producteurs et en les conditionnant au respect de critères écologiques, en se dotant d’une politique afin de contrecarrer la spéculation foncière, les Régions disposent également de moyens de contrer les effets
de l’agriculture productiviste qui pollue et épuise les sols comme les ressources hydrauliques.
Il n’y aura pas de réduction suffisante des gaz à effets de serre sans une diminution drastique de la circulation automobile, et la seule alternative à l’automobile est le développement des transports collectifs. Impératif écologique, la gratuité des transports a aussi un contenu social évident : défense de l’environnement et mise en application du droit à se déplacer se rejoignent. Contrairement aux idées reçues, elle n’a rien d’irréalisable ni de très compliqué. Les recettes de billetterie ne couvrent qu’entre 17 % et 30 % des coûts, le reste provenant pour l’essentiel de subventions publiques. Une partie importante si ce n’est la totalité de ces montants pourrait être couverte en généralisant à l’échelle nationale la contribution transport des entreprises, en la portant à 100 % du trajet domicile-travail des salariés.


