Elle est morte, assassinée sauvagement chez elle, d’après les premiers éléments de l’enquête, par son mari, lequel a pris la fuite avant d’être repris. Ils avaient 7 enfants qui deviennent orphelins.
Ce meurtre est un acte de barbarie qui nous révolte et que nous condamnons fermement.
Nous connaissions Nadia par les luttes qu’elle a menées pour le droit aux papiers et pour le droit au logement pour tous et toutes. Son engagement était celui d’une personne entière, d’une femme qui prenait toute sa place dans les luttes.
Elle était chaleureuse, généreuse, toujours pleine d’entrain. Elle savait communiquer aux autres l’envie de se battre pour un monde plus juste.
Sa disparition est une perte humaine immense. Son combat de femme militante reste vivant. Nadia s’est battue pour
les droits pour tous. Elle est morte parce que les droits des femmes sont encore et toujours bafoués.
Aujourd’hui encore les violences qui sont exercées contre les femmes ne sont pas prises au sérieux, par les institutions et les pouvoirs publics. Pire lorsqu’elles s’exercent dans la famille, cela est considéré comme une affaire privée de laquelle on ne doit pas se mêler. Pourtant c’est surtout dans le cadre familial que s’exerce cette violence. En France, une femme meurt tous les deux jours des suites des violences conjugales.
Nous ne pouvons pas continuer à ignorer cette réalité. Une façon de combattre cette violence c’est de ne pas la laisser s’installer, de ne pas laisser une femme seule face à cette violence.
Pour cela, nous pouvons créer des lieux de rencontre et d’échange pour que cette violence soit reconnue et que nous puissions ensemble obliger les pouvoirs publics à mettre des moyens conséquents pour la faire reculer.
Crédit photo : JMB


