On apprenait il y a quelques temps que des ministres peuvent se payer pour 12 000 euros de cigares ou des chambres d’hôtel à 600 euros avec l’argent public ; ou qu’un député peut cumuler un salaire de 9500 euros et une retraite de 6000 euros, toujours avec l’argent public ; ou encore qu’un ministre du budget peut aider la femme la plus riche de France à payer moins d’impôt et à planquer son argent à l’étranger !
Et dans le même temps, on nous répète que les temps sont durs et qu’il faut se serrer la ceinture. Oui les temps sont durs ! Mais pas pour tout le monde visiblement ! Tandis que les élites politiques se gâtent et les patrons s’engraissent, on nous demande de payer la facture d’une économie capitaliste en faillite.
Alors le gouvernement Fillon/Sarkozy nous explique qu’il va falloir travailler toujours plus longtemps et cotiser davantage pour une retraite de plus en plus incertaine.
Pourtant, La mobilisation du 24 juin dernier a montré, avec près de 2 millions de personnes dans les rues, que nous ne sommes pas prêts a offrir à leur appétit vorace nos maigres acquis sociaux gagnés de haute lutte.
Mais malgré l’ampleur des manifs, Sarkozy et son gouvernement sont décidés à faire passer leur réforme en force. Alors d’ici la rentrée, les incitatives unitaires contre ce projet, comme les collectifs de défense des retraites, doivent se poursuivre pour construire une mobilisation géante en septembre.
Dès le 7 septembre, journée unitaire de mobilisation interprofessionnelle et intersyndicale, soyons le plus nombreux possible dans les rues pour refuser ce projet de loi ; et comme une journée de grève ne suffit pas, organisons-nous après la journée du 7 pour reconduire la grève et ainsi mettre en place les conditions d’une grève générale qui saura les faire plier.


