Les familles Rroms du Hanul étaient installées depuis près de 10 ans et les enfants étaient scolarisés à Saint-Denis. Mais, le 05 juillet dernier, ce quartier où vivait plus dune centaine de personnes e été vidé de ses habitants par les CRS, malgré la résistance des familles et des soutiens. Les familles étaient installées dans des conditions précaires dans des baraques qu’ils avaient construites de leurs mains. Ce jour là, femmes, hommes et enfants ont vu le peu qu’ils possédaient détruit par un Bulldozer.
Comment vivre dignement sans droit logement et sans droit au travail ?
Les Rroms sont principalement Roumains et Bulgares et sont donc ressortissants de l’union Européenne depuis 2007. Mais des « mesures transitoires » appliquées par l’Etat Français jusqu’en 2013 les considère comme des étrangers, Ainsi, au même titre que les sans papiers, les Roumains et les Bulgares doivent obtenir un titre de séjour en justifiant d’un emploi. De plus, l’employeur qui décide de les embaucher doit payer une taxe à l’office français de Immigration et de l’intégration (Ofii, ex Anaem) qui s’élève au minimum à 800 euros.
La mobilisation des Rroms du Hanul pour le respect de leurs droits, soutenue entre autre par le NPA, s’est poursuivie Un rassemblement a été organisé le 08 juillet devant la Basilique, afin de protester contre la destruction du campement du Hanul et contre le harcèlement policier dont étaient victimes les familles depuis l’expulsion. Mais le préfet Lambert nommé par Sarkozy pour faire la guerre aux pauvres du 93 a envoyé une centaine de CR5 pour réprimer la résistance qui s’exprimait. Au cours de cette brutale opération policière, 24 personnes qui soutenaient les Rroms ont été interpellées et un jeune homme a été violemment frappé par la BAC,
Cette intervention policière, s’inscrit dans le contexte national de racisme contre les Rroms et les « gens du voyage » développé par Sarkozy et Hortefeux. Début Aout, face à la répression et au racisme d’Etat, la lutte a pris d’autres formes la recherche d’une solution de lcgement d’urgence. La Mairie de Saint-Denis, au départ complètement sourde aux demandes de soutien, a revu sa position et a accordé aux familles l’occupation de terrains à la Plaine pendant 1 an. Les familles reconstruisent donc des baraques avec des matériaux de récupération et grâce à la solidarité des Dyonisiens.
La discussion avec la Mairie, apaisée depuis qu’elle a changé de discours, avance sur une perspective de logement alternatif, écologique et digne. Cette initiative portée par les familles et les soutiens vise à trouver une solution à long terme pour les familles Rroms du Hanul.
Dans un contexte politique tendu, la lutte de solidarité avec les Rroms de Saint-Denis a permis d’avancer vers une victoire. Cette lutte montre qu’une mobilisation solidaire qui assume le conflit avec la Préfecture et l’Etat peut pousser une Mairie de gauche à prendre ses responsabilités.


