A Saint-Denis comme partout en France, le gouvernement se moque des mal-logés !

Au coeur de l’hiver et de la trêve des expulsions, après un mois fait de froid de neige et de rigueur, c’est là que l’on peut faire le point de...

Au coeur de l’hiver et de la trêve des expulsions, après un mois fait de froid de neige et de rigueur, c’est là que l’on peut faire le point de la crise du logement.

100 000 sans-abri, 500 000 sans logement personnel, 2 millions vivant en sur-occupation ou dans des logements insalubres et plus de 800 000 vivants dans une extrême précarité, tels sont les chiffres 2010 de la Fondation Abbé Pierre sur l’état du logement en France. En tout plus de trois millions de mal logés en France.

Des conditions de vie qui vont de la rue au logement de « fortune » (le plus souvent des caravanes) au logement insalubre (peu ou pas de chauffage, mauvaises isolations, des installations électriques hors normes et dangereuses, pas de sanitaire ou de coin cuisine…)

Cette situation s’aggrave du fait de la crise du capitalisme et de ses conséquences : les licenciements, le chômage massif, la précarisation du travail et donc des revenus augmentent les difficultés pour assurer le paiement d’un loyer.

C’est dans les grandes villes et particulièrement en Ile de France que les difficultés se concentrent. C’est là que le manque de logement est le plus criant : il en manque 900 000 pour faire face à la demande. Même dans les villes qui ont un nombre important de logements sociaux les listes d’attente pour un logement social décent sont très longues.

Cette pénurie fait le jeu des propriétaires, des opérateurs fonciers, des promoteurs immobiliers : les prix des terrains s’envolent, les loyers sont de plus en plus chers.

Cette situation le Gouvernement s’en moque. Il a réduit le financement du logement social et n’a même pas pu tenir ses engagements de construction. Il a réduit les places de l’hébergement d’urgence ce qui fait que les centres d’accueil sont complètement débordés. Il n’est même pas capable de répondre aux 10000 demandeurs de logement prioritaires selon ses propres critères (loi DALO).

Par contre les expulsions vont bon train. Et on retrouve sur le trottoir des hommes, des femmes et des enfants, sans solutions, comme cela s’est passé à Saint-Denis à l’automne : 3 familles avec enfants obligées de camper 2 mois sur le parvis de la mairie.

Mais qu’attendre d’un gouvernement au service des riches et des grands patrons ?

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