Tout a commencé par une révolte contre le chômage et la précarité, mais aussi les humiliations quotidiennes, la répression et la corruption.
La preuve est faite qu’une mobilisation populaire peut renverser un dictateur, même lorsqu’il est soutenu à bout de bras par les puissances impérialistes du monde entier, à commencer par le gouvernement français.
Le dictateur est tombé, mais pas la dictature
Le parti et l’appareil d’Etat de Ben Ali sont restés intacts, même si quelques strapontins ministériels ont été offerts à une opposition de façade. La population poursuit donc la lutte jusqu’à la chute de ce régime.
En Tunisie, la mobilisation continue
Des slogans des manifestations ressortent un certain nombre d’exigences :
- libérer toutes les victimes de la répression politique et sociale, et les réintégrer dans leur emploi ;
- arrêter et traduire en justice les tortionnaires et les responsables de la corruption ;
- dissoudre tous les organes constitutifs de cet Etat policier et démanteler le RCD;
- restituer les biens accaparés par la mafia de l’ancien régime ;
- élire une Assemblée constituante qui réécrira la Constitution ;
- engager des changements économiques radicaux pour sortir la Tunisie du chômage de masse.
En France l’heure est à la mobilisation :
Exigeons notamment le gel et la restitution au peuple tunisien de tous les avoirs des dirigeants et patrons tunisiens
liés au régime Ben Ali ainsi que la démission immédiate de Michèle Alliot-Marie.
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