En seulement trois semaines, le peuple égyptien vient d’obtenir le départ d’Hosni Moubarak. Après la fuite de Ben Ali, cette victoire constitue un deuxième séisme qui va secouer le Moyen Orient et le Maghreb (l’Algérie « tremble » déjà), et au delà. Mais une révolution ne s’arrête pas avec le renversement d’un dictateur.
Imaginez un pays :
- Où les syndicats pourraient obliger un président à destituer des ministres quelques jours après leur nomination.
- Où le ministre des Affaires Etrangères, contesté suite à une prestation télévisuelle, affronterait une manifestation de ses employés dans le ministère et devrait démissionner.
- Où les 24 gouverneurs (« nos » préfets) à peine nommés, verraient leur CV étudié de près par la population qui réserverait à certains un tel accueil qu’ils seraient immédiatement nommés ailleurs, pour finalement être remplacés.
- Où des dirigeants de grandes entreprises seraient expulsés par leurs salariés en colère.
Et bien c’est ça la Tunisie aujourd’hui.
Les politiciens et affairistes corrompus manœuvrent pour sauver ce qui peut l’être, et l’essentiel : leur pouvoir.
Mais le peuple ne veut pas se faire voler sa révolution et continue de se mêler de choses qui se réglaient toujours dans son dos.
Voilà qui nous donne des idées et des envies. Souhaitons que cet exemple continue de réveiller l’espoir et la combativité.
En Europe aussi, les capitalistes nous font payer leur crise, et pour les en empêcher, il faudra leur arracher le pouvoir.


