Un nouveau terme vient d’apparaître il y a peu de temps : le « cojetage ». C’est le covoiturage des puissants : s’embarquer dans le jet privé d’un ami milliardaire pour… économiser un voyage et avoir de la compagnie, en toute simplicité. (http://www.mam-voyages.com)
Ben voyons ! C’est l’excuse pitoyable de Michèle Alliot Marie, ministre française des affaires étrangères, qui s’est embarquée, dans le cadre de ses vacances, dans l’avion privé d’un des principaux soutiens de l’ex-président tunisien Ben Ali aujourd’hui en fuite.
Quant à Fillon, notre premier ministre, celui-ci a passé de sympathiques vacances tout frais payés chez l’ex-président égyptien Moubarak, lui aussi rejeté massivement et poussé dehors par « son » peuple.
Un premier constat s’impose : les élites ont su tisser un solide lien de solidarité. Pas besoin d’internet, ils se connaissent, se fréquentent, s’apprécient, quelles que soient leurs orientations politiques respectives, quel que soit leur rapport à la démocratie, et se soutiennent (jusqu’à un certain point ! il ne faudrait pas que la chute des uns provoque la chute des autres !).
Ces copinages sont révélateurs des liens qui unissent les dirigeants politiques et économiques : les affameurs, les dictateurs, les exploiteurs se soutiennent le plus souvent car cela garantit leurs intérêts : garder le pouvoir et posséder toujours plus.
Alors suivons les exemples tunisiens et égyptiens et nous aussi unissons-nous, tissons des liens de solidarité, organisons-nous pour mettre à la porte ces élites qui s’accordent tant entre elles !


