La situation de plus en plus difficiles dans les écoles du 93 a donné lieu, ce mercredi, à un « Appel pour que l’éducation redevienne une priorité nationale » lancé par les parents d’élèves de la FCPE et les enseignants des villes d’Epinay, St-Ouen et St-Denis et soutenus par les syndicats SUD et SNUipp/FSU et plusieurs personnalités politiques parmi lesquelles: Eva Joly (député européen EELV), Claude Bartolone (président du conseil général de Seine-Saint-Denis PS), Patrick Braouezec (député du 93), Didier Paillard (Maire de St-Denis), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et Alain Krivine (NPA).
Ils ont évoqué le cas de l’école maternelle Jean Jaurès Sud d’Epinay qui était occupée depuis le 11 janvier dernier par les parents d’élèves pour dénoncer le manque d’enseignants de l’école de leurs enfants.
Le cumul des jours sans remplacement des enseignants absents aboutit à 48 jours, et sur l’ensemble de la ville on totalise plus de 750 jours sans instituteur.
A cela s’ajoute la suppression des RASED, le manque de médecins scolaires, et le recrutement d’étudiants en CDD sous-formés, pour combler les déficits de personnels de l’éducation nationale.
Dernièrement, les parents d’élèves d’Epinay ont saisi la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité) pour discrimination territoriale.
A St-Denis, on rencontre les mêmes problèmes, d’ailleurs une journée École Morte (sans élèves et sans enseignants) a été organisée le 31 mars dernier.
Les effets désastreux des politiques de réduction des effectifs des services publics, et notamment dans les écoles, commencent à se faire sérieusement ressentir.
Et l’hémorragie est programmée pour la prochaine rentrée avec l’annonce de la suppression d’environ 16 000 postes d’enseignants. Nationalement, nous sommes déjà le pays au plus faible taux d’encadrement des élèves parmi les pays de l’OCDE.
Face à une telle déqualification de l’enseignement public, il faut espérer que les futures mobilisations, en période de pré-campagne présidentielle, puissent remettre en cause cette politique inacceptable.


