Ne payons pas la dette !

Depuis l’année dernière avec la Grèce, le problème des dettes des états affole l’ensemble des gouvernements des pays européens. Ces derniers sous pression des créanciers – c’est-à-dire des établissements financiers,...

Depuis l’année dernière avec la Grèce, le problème des dettes des états affole l’ensemble des gouvernements des pays européens. Ces derniers sous pression des créanciers – c’est-à-dire des établissements financiers, banques ou autres fonds d’investissement, qui ont prêtés de l’argent aux états – cherchent à tout prix à réduire le montant de leur dette en mettant en oeuvre des politiques d’austérité.

Pourquoi une telle panique, comment en est-on arrivé là ?

Depuis toujours les états équilibrent leurs budgets en empruntant de l’argent. Depuis 1973, les états peuvent emprunter sur les marchés financiers l’argent – auparavant les états empruntaient aux Banques Centrales – et depuis 1983 et la dérégulation des marchés financiers, les outils mis en place par ces marchés n’ont cessé de se complexifier pour pouvoir tirer un maximum de profits des placements financiers).

En France, cette année, 50 milliards iront ainsi dans les poches des créanciers – quasiment autant que le budget de l’Enseignement public! Par ailleurs, les politiques libérales – c’est-à-dire les politiques de dérégulation économique et de réduction des prélèvements sur les bénéfices des entreprises – au nom du traité de Maastricht et pour « préserver la compétitivité des entreprises » ont fortement réduit les rentrées fiscales des états.
Les fameuses niches fiscales sont en fait des réductions d’impôts qui permettent aux plus malins de réduire fortement leurs impôts sur leur capital.
Les états ont donc vu leurs recettes augmenter moins vite que leurs dépenses, et la situation s’est aggravée avec la crise des subprimes en 2008 qui a obligé les pouvoirs publics à injecter de l’argent dans le système bancaire pour les sauver de la banqueroute.

On est là vraiment dans une crise du capitalisme :

c’est l’accumulation de trop de richesses dans les mains d’une minorité qui cherche de nouveaux débouchés en prêtant aux salariés.

Les créanciers aidés par les agences de notation sont maintenant en mesure de dicter la politique budgétaire intérieure de chaque état endetté en les menaçant d’abaisser leur note et donc d’augmenter les taux d’intérêts des prêts.
Nos gouvernements n’ont plus de marge de manoeuvre, ils réduisent leurs dépenses pour plaire aux agences de notation, ce qui entraine une diminution de l’activité économique générale et induit une baisse des rentrées fiscales basées sur les revenus des salariés et des entreprises.

Comment sortir de ce cercle vicieux ?

En cessant de payer cette dette et en réquisitionnant les banques pour créer un service public bancaire qui ne soit pas l’instrument des spéculateurs.

Il faut imposer la levée du secret bancaire
et le contrôle sur toutes les opérations financières.

Cette dette n’est pas légitime :
« on emprunte aujourd’hui à ceux que l’on imposait autrefois ».

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