Gouvernement et patronat aimeraient bien que les salariés attendent tranquillement les élections pendant que le premier continue à dérouler ses plans d’austérité et que les seconds multiplient les réductions d’emplois, les fermetures de sites et bloquent les salaires.
Dans la sidérurgie, à Florange, Arcelor Mittal prépare à la fermeture d’un site dans la vallée de la Fensch où travaillent actuellement 3 000 salariés.
Dans l’automobile, le patronat est prêt à fermer des sites si les ventes prennent le chemin prévisible d’une nouvelle baisse. Christian Varin, PDG de PSA, annonce la douleur en prévoyant « d’accélérer les réductions de coûts ».
Malgré le matraquage médiatique sur le caractère inéluctable des efforts de tous pour sortir de la crise, des salariés réagissent.
Les salariés de Fralib, fabricant de thé, en lutte depuis des mois contre la fermeture de l’entreprise, occupent le site depuis le 3 septembre. Ils se battent pour le maintien de l’activité en multipliant les actions de popularisation notamment avec une campagne de boycott de la marque Lipton.
Ainsi, dans de multiples entreprises du privé ou du public, les travailleurs affichent leur volonté de s’opposer aux politiques patronales et gouvernementales.
Les appels à la mobilisation dans l’Éducation nationale le 27 septembre et interprofessionnelle le 11 octobre peuvent servir de points d’appui pour tous ceux qui refusent la résignation mais ne sauraient répondre à la gravité des attaques.
Continuer la lutte partout où cela sera possible !


